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CLAUDIA MONGUMU, LA COMÉDIENNE ATTACHANTE DE SCÈNES DE MÉNAGES SUR M6, QUI EST LOUISE EN VRAI ?



Sur M6 on retrouve chaque soir Louise et Jalil dans la série phare de la chaine, Scènes De Ménages. Les comédiens Claudia Mongumu et Ryad Baxx forment à l'écran ce couple mixte dont Claudia Mongumu nous parle dans cette interview. Maman de 2 enfants, comédienne, native du Congo arrivée très jeune en banlieue parisienne, réellement elle ne manque pas d'humour. On est marqués par cette rencontre car elle est à la fois touchante, sincère, et chacun de ses mots est pesé pour décrire très précisément ce qu'elle souhaite exprimer. Et Jalil dans tout çà ? Quelle est leur relation dans la vraie vie ? Préparez vous à avoir le sourire ! Enfin le natural hairstyle de Louise n'est pas pour nous déplaire, bien au contraire ! Vous allez également savoir comment elle entretient ses curls pour être au top dans la série.



Wassou De Provence : Du Congo natal à la série Scènes de Ménages sur M6 où tu incarnes Louise en couple avec Jalil, il s'en est passé des choses, quel serait le souvenir marquant de ta vie qui te vient à cet instant ?


Claudia Mongumu : La naissance de chacun de mes fils. Sans aucun doute les moments

les plus bouleversants de ma vie, qui m’ont fait chaque fois renaître moi-même plus puissamment.


WDP : Qu'est ce qui t'as poussé à devenir comédienne ? Est ce que tes parents t'ont encouragé à le devenir ou étaient plutôt réticents ?


CM : J’ai très tôt rêvé de vivre une vie différente de celle qui était la mienne. Enfant, je lisais et écrivais beaucoup. Puis j’ai découvert le théâtre à 10 ans lors d’un atelier. J’écrivais des petites saynètes, mettais en scène mes camarades et jouais la comédie avec beaucoup d’implication et de plaisir. J’ai vite compris qu’il s’agissait là d’un jeu très sérieux. Que j’avais trouvé un espace où je n’avais paradoxalement plus besoin de faire semblant et dans lequel je pouvais inventer mille vies.

A 12 ans, je rêvais d’intégrer une école, « Les enfants de la comédie », à Boulogne-Billancourt (92) qui formait des apprentis-comédiens qui bossaient sur des projets pro dès l’âge de 5 ans, mais mes parents ont refusé. Ça coûtait trop cher pour eux et puis je devais me concentrer sur mes études (des choses sérieuses, ahah !). Je me suis donc limitée à un cours hebdomadaire le jeudi soir avec celle qui m’a formée et qui a largement contribué à développer ma passion pour le jeu : Karin Catala.


J’ai fait mes études, Hypokhâgne, Khâgne, puis l’Institut Supérieur d’Interpretation et de Traduction (ISIT) en Master. Pdt mon année d’Hypokhâgne, j’ai arrêté le théâtre pendant un an, faute de temps, et ça m’a rendu très malheureuse. Je me suis promis que je ne me ferais plus jamais subir cela.

L’année de mon Master 1 à l’ISIT, j’ai intégré la Master Pro des Enfants de la Comédie (mon rêve d’adolescence donc) et travaillé sur mes premiers projets pro. Je suis allée voir ma prof Karine, en stress, pour lui annoncer que je voulais devenir comédienne. J’avais peur d’entendre son avis, qui comptait tant pour moi. Elle m’a répondu : « Tu ne veux pas devenir comédienne, tu es comédienne et je suis heureuse que tu t’en rendes enfin compte ! » J’ai fondu en larmes. C’était la bénédiction que j’attendais pour me lancer véritablement. J’ai poursuivi mes études jusqu’au bout mais je continuais mes projets en parallèle. Ma mère était rassurée par le filet de sécurité que représentait mon Master 2. Et puis, elle connaissait ma détermination (quand j’ai une idée en tête, c’est compliqué de me faire changer de cap). Elle n’a donc pas vraiment eu d’autre choix que de me soutenir ! 😅





WDP : Est ce que le couple mixte que forment Louise et Jalil dans la série de M6 ressemble au couple mixte que tu vis dans la réalité avec ton compagnon ? T'inspires-tu de ce que tu vis dans le réel pour faire vivre le personnage de Louise ?


CM : J’ai toujours eu du mal avec l’expression « couple mixte » car dans mon cas, la plus grande mixité au sein de mon couple n’est pas chromatique mais plutôt sociale et culturelle. On vient de milieux familiaux diamétralement opposés, lui a une famille ancrée dans ce pays depuis des générations, moi je suis une déracinée, une première génération issue de l’immigration. J’ai connu la grande précarité, il a plutôt vécu dans une grande sécurité matérielle.

Pour ce qui est de Louise et Jalil, ils sont tous les deux nés en France de parents d’origine étrangère, ils ont grandi ensemble et je crois qu’ils ne se posent pas la question de la mixité entre eux mais plutôt en lien avec leurs familles respectives, qui ont des visions du monde assez différentes. Je crois que l’on s’inspire toujours de ce que l’on vit dans le réel, ou de ce que d’autres autour de nous vivent. Le réel c’est le socle de toute ma créativité.


WDP : Peux-tu nous dire quelques mots sur le Jalil de la vraie vie, est ce qu'il t'as déjà invité chez sa famille pour l'Aïd, ou alors t'as -t-il apporté une assiette de pâtisseries algériennes maison ? 🙃 Vous connaissiez vous avant la série ?


CM : On ne se connaissait pas avant la série mais, fait assez incroyable, il avait quitté Marseille pour Paris au moment où je quittais Paris pour Marseille.

On s’est très vite lié d’amitié et fait connaissance avec nos familles respectives. Mes fils et sa fille sont copains, on a partagé plusieurs repas en compagnie de ses parents (notamment un délicieux couscous-dorade cuisiné par mon mari) et plusieurs moments avec sa compagne.

Mais aucune assiette de pâtisseries algériennes maison, même pas pour l’Aïd. Ça reste une vraie épine dans notre relation. Ahahah !






WDP : Il est finalement beaucoup question de mélange dans tout ce que tu vis ; avant de choisir Marseille, ville métisse par excellence, tu as longtemps vécu dans le quartier cosmopolite

de Belleville à Paris, comment expliques tu cette diversité jusqu'à tes choix de lieux de vie ?


CM : Je me sens comme une passerelle, entre plusieurs langues, plusieurs cultures, différentes visions du monde. J’ai très tôt appris à naviguer entre diverses facettes de moi-même, en fonction de l’environnement dans lequel je me trouvais. Ça a longtemps été une question

de survie mais aujourd’hui, ça m’aide plutôt à me sentir pleinement en vie.


WDP : Après t'avoir rencontré, on en repart avec le sentiment d'avoir vu une personne à la fois très sensible, et aussi une personne de très fort caractère ; où se situe la véritable Claudia ?


CM : Je crois que je m’accepte pleinement dans toute ma vulnérabilité et ma grande sensibilité. C’est là que se situe la véritable force pour moi : oser se montrer dans notre complexité, ne pas avoir peur de tomber, d’avoir mal, d’être triste, d’avoir peur. Vivre toutes nos émotions pleinement, ne pas chercher à les fuir ni à les enfouir. Être en vie, en somme.


WDP : Est ce que Louise dont on a plaisir à voir chaque soir son natural hair peut partager sa routine capillaire ? Comment au quotidien dans la série entretiens tu ta coiffure curly naturelle ?


CM : J’ai appris tardivement à prendre soin de mes cheveux et à y trouver du plaisir. Ces dernières années, les masques hydratants et le low poo sont devenus mes meilleurs alliés ! Et quelle chance aujourd’hui d’avoir des marques comme « Les Secrets de Loly » (dont j’ai été l’une des égéries) ou encore Wassou de Provence qui proposent de superbes produits pour cheveux « texturés » !

Pour ce qui est de mon personnage de Louise, j’ai gardé mes cheveux sur quelques sessions de tournage mais ça a été très éprouvant pour eux étant donné le rythme très soutenu des journées pdt lesquelles ils sont surmanipulés.  Sylvain et Didier (mes deux merveilleux coiffeurs) et moi-même avons opté pour pour une perruque effet naturel pour gagner en liberté et sérénité et je porte depuis peu des tresses, belles et protectrices.


Je fais systématiquement un soin complet avant de me faire tresser. Une fois les tresses sur ma tête, je les couvre pour dormir (pas systématiquement mais bon, j’essaie). J’essaie aussi de penser à nourrir mes cheveux à la racine. Et je garde les tresses maximum un mois, même si c’est peut-être déjà trop long. Mais quand t’as mis 4 heures à te faire coiffer, suivies de 3 jours d’inconfort, t’as envie de rentabiliser ta coupe ! Ahah !






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